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Vers une pénurie du lait de chèvre en France ?

La filière caprine peine à attirer et à renouveler ses élevages. Pour preuve :

• La collecte, malgré le rebond de fin d’année, reste stable (+0,2% en novembre 2019 par rapport à novembre 2018)

• Les disponibilités de lait de chèvre sont en baisse, aussi bien en France que dans le reste de l’Europe, entraînant des niveaux de stocks de produits intermédiaires à des niveaux historiquement bas, laissant craindre une possible pénurie de produit

• En revanche l’IPAMPA (indice des prix d’achat des moyens de production agricole) lait de chèvre a augmenté de 3,7 % les 12 derniers mois, diminuant la marge nette des exploitations caprines. Ce sont 2 sécheresses consécutives auxquelles les éleveurs ont dû faire face sans être accompagnées de hausses de prix

Le prix du lait de chèvre actuellement payé au producteur est donc insuffisant pour permettre aux éleveurs de faire face à cette hausse des charges qui pénalisé fortement les lactations. La FNEC rappelle que la filière caprine doit aussi faire partie de la dynamique des EGA : transformateurs et distributeurs doivent intégrer la hausse de coûts de production dans les négociations commerciales qui ont lieu actuellement. Ainsi, seul un prix à 790 € / 1000 L permet une rémunération du travail juste et une prise en compte du surcoût de production des 2 dernières années, et c’est ce prix-là qui doit être retenu dans les négociations commerciales.

Lors de nos rencontres avec les différentes enseignes de la distribution, nous ne cessons de rappeler que la distribution est un maillon incontournable de la filière caprine : en effet, le marché intérieur est le principal débouché des fromages de chèvre. Mais malgré les EGA, et en dépit de nos alertes, notre filière n’a pas bénéficié d’une revalorisation du prix du lait de chèvre lors des négociations commerciales de 2019, et la conséquence directe est aujourd’hui la stagnation des volumes.

La FNEC réitère son appel vers les distributeurs, notamment les plus récalcitrants aux hausses tarifaires : la filière caprine ne peut pas être oubliée une deuxième fois des EGA. Il est impératif d’enclencher une dynamique positive pour permettre de reconquérir les volumes et de donner des perspectives durables aux producteurs.

Pour cela, et pour ne pas commettre la même erreur que l’an dernier, la revalorisation du prix du lait de chèvre doit être effective sans tarder. Lors des prochaines semaines, la FNEC et son réseau entendent bien rappeler aux opérateurs de l’aval que l’engagement de tous est nécessaire pour assurer l’avenir de la filière caprine.

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