Identification des caprins

Ce dossier est toujours l’objet de nombreux échanges entre la FNEC et l’administration, qui doit fixer les modalités d’application du règlement européen n°21/2004. Deux points posent problème aujourd’hui :
- la filière ovine souhaite réduire au minimum (7 jours) le délai de pose du premier identifiant , alors que le règlement européen permet d’aller jusqu’à 6 mois maximum, sachant que chaque Etat-Membre est libre de fixer ce délai à sa convenance.
- le délai de pose du 2ème identifiant est limitée à 6 mois au plus tard par le règlement européen. Ceci est problématique dans le cas de la boucle de paturon (autorisée seulement pour l’espèce caprine), car à cet âge, la patte des caprins n’a pas atteint son développement définitif.

Le décret fermier

Le bureau des signes de qualité de la DPEI travaille actuellement sur un projet de décret réglementant l’utilisation de la mention valorisante « fermier ». Il s’agit d’un décret « transversal », concernant tous les produits agricoles ne disposant pas déjà d’une réglementation sur ce sujet. Contrairement à ce qui avait été initialement annoncé par la DPEI, tous les produits laitiers fermiers pourraient à terme être concernés par le décret fermier. La commission fermière de la FNEC organise donc le 13 septembre prochain une réunion regroupant de nombreux acteurs de la filière laitière fermière, de manière à élaborer une position commune.

Le dossier tremblante

L’AFSSA a publié un avis le 16 avril 2004 reconnaissant notamment la validité des tests sur animaux vivants par biopsies d’amygdales, et l’intérêt de certaines mesures alternatives à l’abattage total des troupeaux dans le cas de faible prévalence de l’infection.

Suite à cet avis, et grâce à la mobilisation forte de toute la filière, la DGAL a rédigé un protocole expérimental dérogatoire à l’abattage total. Ce protocole définit les mesures de surveillance à mettre en place si un cas de tremblante sporadique est détecté (des tests sur amygdales pour tous les animaux de plus de 12 mois immédiatement, puis au bout de 30 mois ; une surveillance de tous les animaux morts et réformés pendant 36 mois). Si un 2ème cas de tremblante est détecté pendant la durée de la surveillance, le cas est considéré comme non-sporadique, et le troupeau est abattu. Les éleveurs concernés pourront choisir entre l’adhésion au protocole dérogatoire expérimental (et en accepter les contraintes) ou bien suivre la procédure de la police sanitaire actuelle et accepter l’abattage total du troupeau.

L’AFFSA, a rendu le 13 juillet 2004 un avis concernant ce protocole. Cet avis est globalement favorable. Cependant, le seuil permettant de définir les cas sporadiques (et pour l’instant fixé à 1 seul cas) est remis en cause. Les experts de l’AFSSA se mobilisent pour apporter dans les meilleurs délais les éléments scientifiques permettant de fixer un seuil plus approprié.

Parallèlement aux évolutions concernant la police sanitaire, l’administration a présenté aux professionnels de la filière un projet de « qualification » des troupeaux face au risque tremblante. La FNEC a rappelé les préalables indispensables à tout projet de qualification :
- une modification de la police sanitaire,
- un avancement des recherches scientifiques,
- la qualification doit être une démarche généralisée, et non pas volontaire, pour ne pas créer de distorsion,
- l’Etat doit assurer un soutien financier

Prime à la Brebis et à la Chèvre (PBC)

Le règlement européen n°1782/2003 prévoyait une révision des zones éligibles à la PBC avant le 31 octobre 2004, selon les orientations suivantes : « Cette prime est accordée aux agriculteurs de zones spécifiques dans lesquelles la production satisfait aux deux critères suivants :
- l’élevage de chèvres est principalement orienté vers la production de viande caprine,
- les techniques d’élevage des caprins et des ovins sont de même nature. » Etant donné l’orientation principalement laitière du cheptel français, l’application de la première condition aurait conduit à l’exclusion d’une grande partie des éleveurs caprins actuellement bénéficiaires. La France a pu obtenir le report de la révision des zones éligibles. Ainsi, en 2005, les zones pourront rester identique à ce qu’elles étaient. A partir de 2006, on peut envisager de préserver cet acquis en découplant totalement la prime à la chèvre. La décision de ce découplage doit être notifiée avant le 1er Août 2005.

Plan bâtiments d’élevage

Le « plan bâtiments » a été initié en avril 2004 par le Ministre de l’Agriculture. Il consiste en la création d’un fonds unique regroupant dès 2005 les différentes sources de financement de l’Etat et permettant d’optimiser le co-financement européen. L’enveloppe proposée est de 120 millions d’euros sur 2 ans dès 2005. Après le découplage, cette somme devrait être augmentée en faisant jouer l’effet de levier des co-financements européens. Un groupe de travail réunissant les organismes et les filières concernés a permis de rédiger un projet de circulaire définissant les orientations données à ce plan bâtiment. LA FNEC a notamment pris position, aux côtés de la FNPL, pour que les critères d’éligibilités ne risquent pas d’exclure des élevages petits mais rentables (les seuils d’investissement, le nombre minimum d’animaux...ont volontairement été choisis assez bas). A la rentrée, le groupe devra travailler sur les modalités de mise en place du plan.

Dossier « travail » déposé à l’ADAR

LA FNEC a diffusé le 18 juin dernier une lettre auprès des organisations régionales caprines (GIE, centres techniques...), pour recenser les projets que les différentes structures comptaient présenter dans le cadre de l’appel à projet ADAR. N’ayant reçu aucune réponse, les membres du comité directeur de la FNEC ont validé le projet d’un dossier à déposer pour les filières caprine laitière et fromagère fermière. Ce projet propose une étude très complète, à mener au niveau national, sur l’amélioration du temps de travail et de l’organisation du travail en exploitation. De nombreux partenaires ont été identifiés (centres techniques, GIE...). Le projet a été divisé en plusieurs actions : recensement des acquis et valorisation des résultats déjà obtenus sur le travail, construction d’une formation à l’attention des éleveurs sur la problématique travail, étude et évaluation de nouvelles pratiques et innovations (une traite par jour, lavage du matériel de fromagerie, report de caillé), amélioration des bâtiments et équipements.

Présidence de l’ANICAP

Les statuts de l’ANICAP prévoient une présidence tournante, tous les trois ans. Le mandat de Dominique Verneau (FNIL) arrivant à échéance, la famille ‘production’ a pris le 2 juillet dernier la présidence de l’ANICAP en la personne de M. Kacem Boussouar, Président de la FNEC.

ps: Pour plus d’informations, votre contact à la FNEC : Gwenaëlle GARNIER Tél : 01 79 70 71 96 Fax : 01 42 80 63 80 E-mail : gwenaelle.garnier@fnpl.fr