Point sur la conjoncture

La conjoncture caprine est favorable au premier trimestre 2005 :
- la collecte en 2005 devrait s’établir en hausse de 3 à 4% par rapport à 2004
- les importations sont en hausse au premier trimestre, pour « faire la soudure » entre les 2 campagnes. Pour l’année 2005, les entreprises annoncent une stabilisation des importations par rapport à 2004
- les fabrications industrielles de fromages poursuivent leur croissance régulière (+3%).
- les stocks de produits de report, qui étaient très bas fin 2004, ont été reconstitués au premier semestre
- les achats des ménages poursuivent leur progression (+2%), dans un contexte général de marché du fromage peu favorable
- les prix moyens à la vente des fromages de chèvres se stabilisent, après une érosion en 2004

Prix du lait de chèvre

En 2005 comme en 2004, les entreprises le reconnaissent, le marché des produits caprins est sain. Cependant, malgré ce contexte favorable, le revenu des producteurs est menacé par un prix de base qui stagne depuis des années, alors que les coûts de production ne cessent d’augmenter ! La situation est préoccupante, et c’est la pérennité de la filière caprine qui est mise en péril. Au cours du premier semestre, les professionnels de la filière caprine ont donc mené des actions (actions en grandes surfaces, information des consommateurs, rencontre des représentants des entreprises, rassemblement d’éleveurs) pour revaloriser le prix du lait de chèvre. A l’initiative de ces actions, soutenues et relayées par la FNEC, les éleveurs de la « grande région ouest » (Poitou-Charentes, Pays de Loire), qui représente 64% de la collecte nationale, ont ainsi obtenu une augmentation de 4€/1000 litres sur le second semestre.

Plan bâtiments d’élevage

Le plan de modernisation des bâtiments d’élevage a été mis en place depuis le mois de janvier. L’enveloppe nationale pour l’année 2005 est de 80 millions d’euros (Etat + cofinancement Européen). Les collectivités territoriales peuvent, en plus de ces 80 millions, apporter une contribution, qui donnera accès à un cofinancement Européen. Le taux de subvention et les modalités de calculs de cette subvention sont fixés au niveau national par la circulaire du 24 janvier 2005. Les critères de priorités des dossiers, eux, sont décidés au niveau régional. Une deuxième circulaire, parue le 13 juillet 2005, a permis de remédier à quelques problèmes techniques qui se sont posés lors de la mise en place du plan. Notamment, suite à une action de la FNEC, le cas des ateliers de transformation a été éclairci :
- pour les ateliers caprins uniquement, les fromageries sont éligibles à des financements nationaux. Pour les autres espèces, il faut faire appel aux financements régionaux ou départementaux.
- pour toutes les espèces, un sur-plafond de 50.000 € peut être appliqué pour calculer le montant maximum subventionnable.

Identification des caprins

Les modalités d’application en France du règlement européen sur l’identification ovine et caprine sont maintenant arrêtées (cf. note d’information jointe). Les éleveurs caprins recevront prochainement un « guide éleveur » expliquant les démarches à effectuer. En ce qui concerne l’identification électronique, la FNEC a obtenu qu’une expérimentation soit lancée, utilisant comme support la boucle de paturon (retenue au règlement européen comme 2ème repère officiel, mais non utilisable à ce jour en raison du délai de pose).

Le guide des Bonnes Pratiques d’Hygiène pour les transformations de produits laitiers et fromages fermiers

Les formations de techniciens se sont déroulées entre septembre et novembre 2004. une formation complémentaire a eu lieu en juin 2005 à Mâcon. Elles ont permis un peu plus de 100 techniciens, répartis dans plus de 50 départements.

Techniciens agréés pour réaliser des formations GBPH (échelle = région)

Les premières formations d’éleveurs ont commencé très rapidement. Elles sont coordonnées au niveau régional par les GIE. La FNEC/FNPL centralise les informations concernant ces formations d’éleveurs, qui lui sont transmise par les techniciens agréés. A ce jour, une trentaine de formations (concernant plus de 450 producteurs) ont été traitées au niveau national, mais de nombreuses autres formations ont été réalisées, dont les données ne sont encore transmises. Un dispositif de suivi des formations, et d’accompagnement de la mise en place de la démarche sur le terrain est actuellement en place. En effet, même si le guide est validé par les pouvoirs publics au niveau national, l’application concrète de cette démarche dans les départements n’est pas simple. Avec le renforcement du principe de responsabilité du producteur, l’obligation de résultats, la mise en avant du savoir-faire du producteur, etc..., les rapports avec les administrations de contrôles évoluent, et cela crée des tensions. C’est pourquoi nous souhaitons apporter au niveau national des réponses à toutes les nouvelles questions qui se posent sur le terrain.

Le dossier tremblante

Suite à la confirmation au mois de janvier d’un cas unique de chèvre atteinte de l’ESB (chèvre abattue en 2002), les pouvoirs publics français ont décidé de passer à un dépistage systématique des E.S.T. chez les caprins de réforme de plus de 18 mois. Cette disposition complète celle prise en fin 2004 instaurant la surveillance exhaustive des caprins morts arrivant à l’équarrissage. Voici les derniers résultats de cette surveillance (dernière mise à jour le 21 juillet 2005) : seuls 7 foyers de tremblante caprine on été détectés (concernant 9 animaux), tous à l’équarrissage, sur 87 847 tests réalisés (dont 33 247 à l’équarrissage). Aucun autre cas d’ESB chez une chèvre n’a été trouvé, ni suspecté. Dossier « travail » déposé à l’ADAR

La diminution du temps et de la pénibilité du travail des producteurs (qu’ils soient livreurs de lait ou fermiers) est aujourd’hui un enjeu majeur pour la pérennisation de la filière. C’est pourquoi la FNEC pilote un vaste programme national, qui regroupe sous forme de réseau toutes les structures de la filière intéressées par cette question. L’objectif de ce programme est de donner aux producteurs les moyens techniques pour améliorer les conditions et l’organisation de leur travail et pour simplifier leurs pratiques. Ce projet bénéficie notamment d’un financement par l’ADAR et l’ONILAIT. En raison de difficultés internes à l’ADAR, le démarrage de ce projet, prévu en janvier 2005, a été retardé. Il se déroulera donc finalement sur une période de 2 ans entre le 1er juillet 2005 et le 1er juillet 2007.

Critères microbiologiques

La version 18 du projet de règlement critères microbiologiques vient de faire l’objet d’un vote favorable lors du Comité permanent de la chaîne alimentaire du 22 juin dernier. Cette version devrait donc être publiée à l’automne pour entrer en vigueur au 1er janvier 2006 en même temps que les autres éléments du "paquet hygiène" (=nouvelle réglementation européenne sur l’hygiène et la traçabilité des denrées alimentaires, depuis la production de la matière première jusqu’au produit fini). Les principales modifications dans les seuils concernant les fromages au lait cru sont intéressantes :

 !! A NOTER !!D’autre part, une note de service de la DGAL vient de paraître (le 27 juillet 2005) concernant la méthode d’analyse à utiliser en première intention pour rechercher les toxines de staphylocoques (en cas de dépassement de M). La méthode officielle jusqu’à aujourd’hui (Transia) présentait en effet l’inconvénient de donner souvent des faux positifs, avec un impact non négligeable sur la commercialisation. Pour remédier à ce problème, aujourd’hui, c’est le test VIDAS set 2 qui doit être utilisé. Comme auparavant, en cas de résultat positif à ce test, une confirmation sera demandée à l’AFSSA.

Vient de paraître

La FNEC a participé à la rédaction d’un guide « Pour une Installation réussie en élevage caprin », qui est désormais disponible (diffusion :Technipel). L’objectif de ce guide est de fournir aux futurs installés (mais aussi aux techniciens accompagnant les installations, aux maîtres de stages... ) les références et les informations nécessaires pour préparer leur installation. (bon de commande joint)

ps:

Pour plus d’informations :

votre contact : Gwenaëlle GARNIER Tél : 01 79 70 71 96 Fax : 01 42 80 63 80 E-mail : gwenaelle.garnier@fnpl.fr