L’identification des caprins

La nouvelle réglementation caprine sur l’identification est en place sur le terrain depuis le mois de juillet 2005. Cette réglementation prévoit une mise en place progressive, avec notamment la création d’une base de données de suivi des mouvements.

Réflexions sur la création d’une base de données de suivi des mouvements

La réglementation européenne impose que les mouvements des ovins et des caprins soient suivis dans une base de données (au moins par lot) à partir du 1er janvier 2008. Des discussions ont donc été initiées par la DGAL, avec l’ensemble des acteurs concernés, afin de définir les modalités de mise en place de ce suivi des mouvements.
La FNEC a organisé la concertation interne dans la filière caprine, qui a permis d’aboutir à la position suivante :

  • la filière caprine, essentiellement laitière, a peu d’intérêt à développer une lourde base de données permettant de suivre les données de la filière aval viande. Elle est en cela très différente de la filière ovine, et doit donc être traitée séparément,
  • le système de suivi des mouvements doit donc être le plus « léger » possible pour les éleveurs, en termes de coût et de contraintes administratives. Notamment, les données saisies dans la base existante : SIECL, doivent au moins pouvoir être récupérées par la base nationale, et ne pas faire l’objet d’une double saisie,
  • afin de limiter le coût global de cette opération pour la filière, il faut utiliser au maximum les outils existants (comme SIECL), lorsque c’est possible techniquement, et sous réserve que l’adaptation de ces outils ne soit pas trop coûteuse, et soit prise en charge par la DGAL.
    De nombreuses réunions de travail ont eu lieu durant le dernier semestre 2007, en collaboration avec la DGAL, Interbev, la FNO, etc…. Elles ont permis de tracer l’ébauche d’un système de notification des mouvements, qui devrait être mis en place dans le courant de l’année 2008.

Le programme de recherche sur l’identification électronique des caprins

La mise en place de l’identification électronique, prévue dans le règlement européen, a été repoussée pour les ovins et les caprins au 1er janvier 2010. Les discussions se poursuivent à Bruxelles pour déterminer si elle concernera tous les animaux, ou seulement les reproducteurs. Etant donné la faible valeur économique d’un chevreau, la FNEC demande à la DGAL de ne pas imposer l’identification électronique pour ces animaux.


Sur proposition de la France, la bague de paturon est inscrite comme 2ème identifiant officiel dans le règlement européen. Cependant, ce support n’a pas été homologué pour porter l’identification électronique. C’est pourquoi la FNEC a poursuivi en lien avec l’APCA et la DGAL un travail important auprès de la Commission Européenne afin de résoudre ce problème, et de permettre ainsi aux éleveurs de pouvoir choisir leur deuxième identifiant.

En parallèle, la FNEC assure avec l’APCA le co-pilotage d’une expérimentation sur le terrain, afin d’évaluer la faisabilité de ce mode d’identification. Le programme qui vise à tester la bague de paturon comme support de l’identification électronique s’est poursuivi en 2007. Près de 4000 bagues ont été posées dans des élevages de la Drôme et de Poitou-Charentes. Des tests ont également été réalisés à l’abattoir, et d’autres sont prévus sur un marché. Le lien avec le programme de développement ‘caplait’ va être testé prochainement.
Les résultats intermédiaires ont permis d’identifier certaines faiblesses du modèle de bague de paturon testé. Une version améliorée sera réalisée par le fabricant pour les corriger, et sera testée à partir du mois de février 2008.

Partagez cet article

Nos derniers tweets

[custom-twitter-feeds feed=1]