Identification
La réforme de l’identification caprine se met en place
Les négociations concernant la réforme de l’identification caprine ont fortement mobilisé les administrateurs de la FNEC pendant plusieurs années, d’abord au niveau de l’élaboration du règlement européen, puis au niveau de l’application française. Grâce à une forte présence de la filière caprine lors des négociations, et à la rédaction d’argumentaires techniques, la FNEC a pu obtenir de nombreuses avancées (délai de pose, tip-tag, etc….).
Aujourd’hui, conformément à l’arrêté du 19 décembre 2005, la réforme de l’identification est en place sur le terrain. Il faut rappeler que le respect des règles de l’identification des animaux, ainsi que le tenue à jour du registre de l’identification sont obligatoires, et entrent dans le cadre des critères de la conditionnalité des aides publiques.
Par ailleurs, sous la pression de la FNEC, et sur proposition de la France, la bague (ou boucle) de paturon a été inscrite comme 2ème identifiant officiel dans le règlement européen, actuellement pour les caprins exclusivement. A ce jour, pour des raisons techniques (la bague de paturon est posée à un an environ, alors que le deuxième identifiant doit être posé au plus tard à 6 mois), aucune boucle de paturon n’a pu être homologuée. Cependant, la FNEC poursuit un travail important auprès de la DGAL et de la Commission Européenne afin de résoudre ce problème, et de permettre ainsi aux éleveurs de pouvoir choisir leur deuxième identifiant.
L’identification électronique
En étroite collaboration avec la DGAL, un programme de développement et d’essais « bague de paturon / identification électronique » a été mis en place courant 2006. Le financement de ce programme est assuré par la DGAL, le CASDAR, ainsi que par la profession au travers de l’ANICAP. Ce programme est co-piloté par la FNEC et l’APCA, avec comme chef de file l’Institut de l’Elevage et la participation des différents acteurs de la filière.
Ce programme vise à tester sur le terrain la tenue de la bague de paturon dans différentes conditions d’élevage (stabulation, pâturage, parcours, etc….) et à valider l’utilisation de l’identification électronique sur l’ensemble de la filière (élevage, alimentation, contrôle laitier, centre de tri, abattoirs, …). Les essais sont développés sur deux régions : Rhône-Alpes et Poitou-Charentes. Les résultats de ces tests doivent permettre de renforcer et de conforter nos demandes auprès de la Commission Européenne pour que les éleveurs qui le souhaitent puissent utiliser ce mode d’identification par boucle de paturon.
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