Le dossier « fièvre Q »
Création d’un groupe de travail de l’ACERSA sur la fièvre Q
Ce groupe de travail a été créé à la demande de l’administration, afin de faire un état des lieux des connaissances concernant la fièvre Q pour les espèces de ruminants d’élevage. L’objectif de ce groupe est de définir un « plan de maîtrise » à appliquer aux élevages cliniquement atteints de fièvre Q. Des sous-groupes ont été créés, afin de travailler plus spécifiquement sur :
- la définition exacte d’un diagnostic de cas clinique’ de fièvre Q,
- les moyens de maîtrise environnementaux’ (désinfection, introduction d’animaux…),
- les moyens de maîtrise médicaux’ (vaccin, antibiotiques…).
Ces groupes devraient donner leurs premiers résultats au cours du 1er semestre 2007. A terme, ce travail devrait permettre de faire évoluer la réglementation en vigueur, ciblée aujourd’hui sur le lait cru.
Création par l’ANICAP d’un groupe de travail sur la fièvre Q
L’ANICAP a estimé nécessaire de se pencher sur la problématique de la fièvre Q chez les caprins. Elle a donc confié à la FNGDS le soin de mettre en place et d’animer un groupe de travail spécifique, ayant pour objectif de rassembler les connaissances actuelles dont nous disposons sur la fièvre Q chez les caprins, et de faire le point sur les initiatives qui ont déjà été prises en matière de recherches, afin de définir les actions à mettre en uvre dans le cadre d’un programme national. Ce groupe, animé par la FNGDS et l’Institut de l’Elevage, réunit de nombreux experts de la fièvre Q, travaillant pour des GDS, l’INRA, des écoles vétérinaires, l’AFSSA, des laboratoires, etc.
Les thèmes de recherche qui ont été évoqués sont ceux qui pourraient contribuer à améliorer la maîtrise dans le cas de troupeaux atteints :
- antibiothérapie
- vaccin
- dynamique d’excrétion dans les troupeaux
Au cours des débats, le programme s’est finalement orienté sur le test du vaccin COXEVAC contre la fièvre Q.
Le programme de recherche / développement piloté par l’ANICAP
Depuis quelques mois, le vaccin COXEVAC est mis à la disposition des éleveurs. Ce vaccin dispose, à l’heure actuelle, d’une Autorisation Temporaire d’Utilisation (ATU) à la fois pour les bovins, les caprins et les ovins.
Un protocole de recherche a été mené en 1998 sur des caprins pour tester ce vaccin en conditions de laboratoire (vaccination, puis infection artificielle par des bactéries). Les premiers résultats ont été très encourageants. Cependant, on ne connaît pas précisément l’effet du vaccin en élevages infectés (c’est à dire où l’on observe une circulation de la bactérie). Il est indispensable d’évaluer dans ce cas l’efficacité du vaccin pour protéger les animaux des élevages infectés qui n’ont pas encore été contaminés par la bactérie. Par ailleurs, aucune étude n’a mis en évidence à ce jour une éventuelle diminution de l’excrétion sur des animaux qui seraient déjà infectés, qui permettrait de limiter la pression d’infection. De plus, les conditions d’utilisation du vaccin (animaux vaccinés, période de vaccination, rappels,…) doivent encore être précisées.
Compte tenu des enjeux sanitaires, économiques et réglementaires, il est primordial d’évaluer précisément l’efficacité de ce qui pourrait être un des outils majeurs de maîtrise de la fièvre Q en élevage.
Le protocole destiné à tester ce vaccin a été élaboré, et il sera mis en place sur le terrain en région Poitou-Charentes courant 2007, grâce à des financements de l’ANICAP, de la DGAL, de l’Office de l’Elevage, de CEVA santé animale (le fournisseur du vaccin), et grâce à la collaboration de la FNGDS, de la FRSEA Poitou-Charentes, de l’Institut de l’Elevage, de l’AFSSA, et de Caprigène.
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