Office de l’élevage : nouvelle organisation et place de la FNEC

La réorganisation de l’office de l’élevage

Depuis le 1er janvier 2006, l’Office de l’Elevage (Office national interprofessionnel de l’élevage et de ses productions) s’est substitué à l’OFIVAL et l’ONILAIT. Une réorganisation des instances de consultation s’est mise en place progressivement au cours de l’année 2006.

Lors de la mise en place de cette organisation, la FNEC a fortement plaidé pour le maintien d’une instance spécifique pour la filière laitière caprine, à l’image de l’ancien « conseil spécialisé caprin » de l’ONILAIT, en mettant en avant les points suivants :

– C’est l’unique instance qui rassemble l’ensemble des acteurs de la filière, ainsi que les représentants de l’administration. Ce conseil est donc un lieu d’échanges privilégié. La composition de ce Conseil permet en outre une bonne représentativité de la filière.

– Les 2 à 3 réunions annuelles du conseil permettent notamment d’établir des diagnostics communs en matière de conjoncture, et de besoins de la filière.

– Ce conseil permet aussi de gérer la répartition d’une enveloppe clairement attribuée à la filière caprine de l’ordre de 300 000€, qui permet de donner des orientations en matière de recherche et développement, de promotion, d’analyse des marchés, etc. (cf. budget 2006 en annexe 3)

La forte participation, et les nombreuses discussions constructives qui ont eu lieu depuis des années dans le cadre des réunions du conseil spécialisé caprin attestent de l’importance attachée par les professionnels à cette instance. C’est pourquoi la FNEC se félicite de la création du comité lait de chèvres, auquel elle participera activement.

La réflexion sur les contrats de projets 2007-2013

Dans le cadre de la mise en place des nouveaux contrats de projets 2007-2013, qui remplacent les contrats de plan, les représentants nationaux de la filière caprine ont été interrogés sur les orientations qu’ils souhaitaient mettre en avant pour la filière.

La FNEC et l’ANICAP ont donc organisé une consultation des régions, et définit les priorités suivantes :

Axe 1 : Répondre aux nouvelles attentes sociétales et aux nouvelles exigences réglementaires : la filière caprine a développé et diffuse actuellement sur le terrain deux outils destinés à aider les éleveurs à répondre à ces attentes et exigences : le Code Mutuel de Bonnes Pratiques en élevage caprin, et le Guide des Bonnes Pratiques d’Hygiène pour les fabrications de produits laitiers et fromages fermiers. Les crédits d’orientation régionaux et nationaux sont incontournables pour permettre la mise en place et le suivi de ces évolutions dans la filière caprine (élaboration d’une nouvelle version du Code Mutuel, animation du réseau, sensibilisation des éleveurs à ces nouvelles mesures, formation des techniciens aux deux démarches, aides sur les investissements de mise en conformité, etc.).

Axe 2 : Pérenniser la filière caprine dans les régions en favorisant une meilleure attractivité du métier d’éleveur et en assurant la compétitivité des exploitations : selon les projections réalisées par l’Institut de l’Elevage, on peut s’attendre à une baisse du nombre d’exploitations d’environ 5% par an jusqu’en 2012 (taux de disparition des exploitations sans compter les éventuelles créations d’ateliers). Un enjeu prioritaire de la filière est de maintenir des éleveurs sur l’ensemble du territoire en pérennisant les élevages en place, et en favorisant l’installation des jeunes. Cela passe notamment par une meilleure attractivité du métier, et par la compétitivité des exploitations. Le temps et les conditions de travail, l’appui technique et la fourniture de références constituent donc des enjeux majeurs pour la filière.

Axe 3 : Conforter la segmentation des marchés : La mise en place et le développement de produits sous signes officiels de qualité (AOC, labels, IGP) ou bénéficiant de mentions valorisantes (fermier, de montagne) permettra de valoriser davantage la production de lait de chèvre en répondant au mieux aux exigences des consommateurs. Il existe déjà un certain nombre de fromages de chèvre sous signe de qualité (notamment 12 AOC, 1 IGP et 1 label rouge) et les projets en la matière sont nombreux (Charolais, Mothais sur feuille, la Rigotte de Condrieu, identification territoriale des fromages, etc….). Enfin, il faut également accompagner la production fermière, vecteur d’image très important pour l’ensemble de la filière caprine.

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