Le dossier « fièvre Q »

Evolution de la réglementation en cas de fièvre Q

La DGAL a publié en juin 2007 une note de service modifiant les mesures à prendre en cas de fièvre Q, et rendant notamment non systématique le recours à la pasteurisation du lait. Cette mesure était demandée par la profession depuis longtemps, en se basant sur le rapport de l’AFSSA datant de décembre. Ce rapport indique en effet que « la voie d’exposition alimentaire doit actuellement être considérée comme mineure » et que « le risque lié à la consommation d’aliments contaminés est globalement nul à négligeable ».
La conduite à tenir par les fabricants de fromages au lait cru est donc la suivante :
– le lait des animaux ayant avorté ne doit pas être utilisé en vue de la collecte, du traitement, de la transformation et de la vente en vue de la consommation humaine.
le lait provenant des autres animaux peut être utilisé en vue de la transformation. Toutefois, s’il existe des raisons de soupçonner que les produits laitiers issus de l’exploitation sont dangereux, une pasteurisation systématique du lait pourra être recommandée (au cas par cas).
– dans le cas de la vente de lait cru destiné à la consommation en l’état, l’interdiction de la vente de ce lait cru pendant 1 an après l’apparition d’un cas clinique de fièvre Q reste applicable pour l’instant.

Le programme de recherche piloté par l’ANICAP

Un programme de recherche a été mis en place au début de l’année 2007. La FNEC a participé au comité de pilotage de ce programme, qui a pour objectif de valider expérimentalement l’utilisation d’un vaccin en phase I (coxevac). Trois élevages ont été recrutés en Poitou-Charentes pour mettre en place l’expérimentation. Une partie des animaux de ces élevages ont été vaccinés, et leur excrétion ainsi que leurs éventuels symptômes seront suivis pendant 2 années.

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