Le suivi de la FCO

Le contexte


FCO : cas et zones réglementées au 12/02/08

Depuis le mois de juillet 2007, la France est touchée, comme plusieurs pays du Nord de l’Europe, par une épizootie de fièvre catarrhale ovine d’un sérotype qui n’était pas présent en Europe auparavant.
La fièvre catarrhale ovine (FCO), également appelée maladie de la langue bleue, est une maladie virale, transmise par des insectes vecteurs du type Culicoides (moucherons). Les espèces sensibles à la FCO sont les ruminants domestiques (ovins, bovins, caprins) et sauvages.
Cette maladie n’affecte pas l’homme et il n’y a donc pas de conséquences pour sur les produits. Cependant, les conséquences économiques pouvant être importantes (mortalité, baisse de fertilité, baisse de production), cette maladie entraîne des mesures de restriction de mouvement des animaux.

Des conséquences difficiles à évaluer pour la filière caprine

Cependant, il reste très difficile d’obtenir des informations sur l’impact réel de cette maladie sur l’espèce caprine. En effet, le nombre de cas recensé en caprins reste peu important : 18 cas recensés en novembre 2007, mais il est difficile de savoir si cela correspond au nombre réel de cas, car peu de recherches sont effectuées sur les troupeaux caprins. On peut supposer que certains cas peu ou pas symptomatiques, ou ayant des symptômes atypiques n’ont pas été diagnostiqués.
D’autre part, étant donné que les cas recensés sont peu nombreux, et assez isolés, il est très difficile d’obtenir des données sur les conséquences sanitaires, zootechniques et économiques dans les troupeaux atteints. Ceci pose un réel problème d’évaluation de l’impact de la FCO sur la filière caprine.
Un vaste programme a d’ailleurs été lancé au niveau national pour étudier l’impact de la FCO sur les ruminants, basé sur des axes prioritaires pour les professionnels : la connaissance de l’impact épidémiologique, zootechnique, économique et sanitaire de la maladie, la protection des animaux (sous trois aspects : vecteurs, désinsectisation et vaccin), et la gestion de la reproduction. La FNEC a entrepris des démarches afin que des investigations soient menées en ce qui concerne l’espèce caprine.

Des avancées significatives pour la filière caprine

De nombreuses réunions avec les représentants des filières de l’élevage et du Ministère ont permis de suivre au quotidien les évolutions régulières de la réglementation dans le courant de l’année 2007, et le début de l’année 2008. Des avancées réelles ont été obtenues, ou sont en voie de concrétisation pour les éleveurs caprins :
– Une dérogation a d’ores et déjà été mise en place spécifiquement pour l’espèce caprine pour la désinsectisation, afin de tenir compte du fait qu’il n’existe pas de produit disposant d’une AMM pour les caprins.
– Comme pour tous les petits ruminants, l’indemnisation des caprins morts devrait être revalorisée à hauteur de 100 euros, et 150 pour les animaux à haute valeur ajoutée. Cette valeur forfaitaire n’est pas entièrement satisfaisante, car elle ne tient pas compte de l’impact réel de la mort d’un animal (perte de lait, perte de clientèle pour les producteurs fermiers…), mais il est positif de constater qu’un effort a été fait.
– Des campagnes de vaccination se préparent pour l’année 2008, dès que les vaccins seront disponibles sur le marché. L’Union Européenne devrait prendre en charge 100% du coût des vaccins, et 50% des coûts de vaccination. Comme pour tous les petits ruminants, l’espèce caprine devrait être définie en deuxième priorité (après les animaux des 16 départements touchés depuis 2006) pour les vaccinations, sur tout le territoire national. Les modalités précises de réalisation de ces vaccinations sont en cours de discussion.

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