Le suivi de la tremblante caprine
Le dossier tremblante caprine’ est suivi de près en permanence et depuis longtemps par la FNEC, en collaboration avec les autres organisations de la filière (ANICAP, FUS, FNGDS…).
ESB chez la chèvre : un cas unique en 2005
Le 28 janvier 2005, un panel de scientifiques européens a confirmé la découverte d’un cas unique de chèvre atteinte d’ESB. L’animal, âgé de 2 ans ½ au moment de son abattage en 2002, appartenait à un troupeau qui a été abattu conformément à la législation en vigueur à l’époque, et dont aucun autre animal n’était atteint d’ESB, ni de tremblante.
La Commission européenne a aussitôt proposé d’intensifier les tests de dépistage de la tremblante pour déterminer s’il s’agissait d’un cas isolé.
En France, cela s’est traduit par une surveillance renforcée :
– depuis le 1er janvier 2005, la DGAL avait déjà pris une décision instaurant la surveillance de tous les caprins morts arrivant à l’équarrissage,
– à partir du 15 février, la DGAL a encore renforcé le dispositif de surveillance, en passant à un dépistage systématique des E.S.T. chez les caprins de réforme de plus de 18 mois abattus dans les abattoirs.
Aucun autre cas de suspicion d’ESB n’a été détecté chez une chèvre au cours de l’année 2005, malgré cette campagne de dépistage systématique. Le cas du mois de janvier est donc exceptionnel.
Résultats de la surveillance de la tremblante : une maladie très rare chez la chèvre
Les résultats enregistrés au cours de toute l’année 2005 et antérieurement confirment que la tremblante (qui est une maladie différente de l’ESB, connue depuis 200 ans, et non transmissible à l’homme) est une maladie très rare dans l’espèce caprine :
Une police sanitaire qui a évolué en 2004
Depuis le 9 juillet 2004, un éleveur caprin dont le troupeau est touché par la tremblante a le choix entre :
– l’abattage total de son troupeau, avec une indemnisation régie par les arrêtés du 30 mars 2001, du 8 août 2002 et du 30 janvier 2003,
– ou un protocole expérimental de terrain, venant en dérogation à l’abattage total. Ce protocole doit permettre d’améliorer nos connaissances en matière de tremblante caprine, mais aussi de valider les tests sur animaux vivants (tests sur amygdales). Ce protocole implique 2 séries de tests sur amygdales sur l’ensemble du troupeau (un immédiatement après la détection du cas de tremblante, et un autre après 30 mois), ainsi qu’un suivi de tous les animaux qui sortent de l’exploitation (réforme et équarrissage). Dès qu’un deuxième cas de tremblante est détecté, le cas est considéré comme non sporadique, et c’est l’abattage total qui s’applique.
En 2005, plusieurs troupeaux concernés par un cas de tremblante ont intégré le « protocole expérimental dérogatoire à l’abattage total ».
Une indemnisation toujours insuffisante
Les indemnisations en cas d’abattage total de caprins sont régies par les arrêtés du 30 mars 2001, du 8 août 2002 et du 30 janvier 2003.
Les indemnisations en cas d’abattage total de caprins sont régies par les arrêtés du 30 mars 2001, du 8 août 2002 et du 30 janvier 2003.
Depuis 2003, la FNEC a attiré à plusieurs reprises l’attention des pouvoirs publics sur le fait que cette indemnisation est insuffisante. En effet, les niveaux actuels d’indemnisation ne correspondent pas à la réalité des pertes subies par les élevages, notamment :
– dans le cas de troupeaux à haute valeur génétique, où les animaux ont une valeur à l’achat bien supérieure aux plafonds d’indemnisation
– dans les cas des producteurs fermiers, qui subissent aussi des pertes liées à la cessation de leur activité fromagère fermière (perte de clientèle, …)
D’autre part, parmi les éleveurs concernés par un cas de tremblante, et qui on décidé de rentrer dans le protocole expérimental dérogatoire, aucun dédommagement n’est envisagé pour l’instant. Or, pour les éleveurs qui vendaient des reproducteurs, la perte engendrée peut être non négligeable.
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