La fièvre Q

La fièvre Q

ENJEUX

La fièvre Q est une maladie connue depuis de longues années en élevage. Cette infection, occasionnée par une bactérie, Coxiella burnetii, passe inaperçue (infection asymptomatique) dans la majeure partie des cas, ceci aussi bien chez l’animal que chez l’homme.

Suite à l’épisode de Fièvre Q aux Pays Bas qui avait mobilisé la filière caprine toute l’année, une note de service de la DGAL (publiée en septembre 2010) est venue rappeler les outils de diagnostic existants pour le dépistage de la fièvre Q et les modalités d’interprétation en cas de résultat positif.

ACTIONS DE LA FNEC EN 2011

Un protocole de surveillance de la fièvre Q abortive

Suite à l’épisode de Fièvre Q aux Pays Bas qui avait mobilisé la filière caprine toute l’année, une note de service de la DGAL (publiée en septembre 2010) est venue rappeler les outils de diagnostic existants pour le dépistage de la fièvre Q et les modalités d’interprétation en cas de résultat positif. Elle présentait également les mesures de maîtrise en cas de découverte d’un élevage cliniquement atteint de fièvre Q, y compris en ce qui concerne le lait cru. Il y est rappelé également que :

• la fièvre Q ne fait pas partie des maladies à déclaration obligatoire chez l’homme ou l’animal

• en absence de connaissances suffisantes sur la maladie, une démarche volontaire et incitative a été privilégiée (surveillance et mise en place de plans de maîtrise, notamment le plan de maîtrise ACERSA).

Le 23 mai 2011 la DGAL a publié une note de service annonçant la mise en place d’une surveillance de la fièvre Q dans des départements pilotes (voir annexe 2). La note présente les grandes lignes du protocole de surveillance, les rôles attendus des différents acteurs (DDPP, GDS, GTV, LVD, LNR…).

Ce protocole de surveillance a pour objectif :

• d’évaluer la proportion d’élevages considérés comme « cliniquement atteints de fièvre Q », pour les 3 espèces de ruminants, parmi les élevages à avortements répétés ayant fait l’objet d’un diagnostic négatif

• de décrire, en vue du diagnostic, les niveaux d’excrétion des bactéries coxiella burnetii dans les échantillons, en fonction des espèces, au niveau individuel et de l’élevage (les seuils d’interprétation étant à ce stade fixés à dire d’experts).

Ce dispositif sera opérationnel au cours du premier trimestre 2012, pour une période de trois ans. Les départements pilotes retenus seront alors connus (une pré-liste avait été proposée en mai 2011, où figurait entre autres le département des Deux-Sèvres).

Le critère fièvre Q supprimé de la règlementation « lait cru ».

Suite à un avis favorable de l’ANSES le 19 juin 2009 sur le projet d’arrêté relatif aux conditions de production et de mise sur le marché de lait cru de bovinés, de petits ruminants et de solipèdes domestiques remis en l’état au consommateur final, où l’agence se déclarait favorable à la suppression du critère fièvre Q, le ministère a publié l’arrêté du 27 décembre 2011 modifiant les normes d’hygiène et de salubrité auxquelles doit répondre le lait cru livré en l’état et destiné à la consommation humaine de 1984.

Ainsi, pour être reconnu propre à la consommation humaine, il n’est plus obligatoire que le lait cru provienne d’une étable n’ayant eu aucun cas de fièvre Q depuis au moins un an (voir note FNEC en annexe 3)

Même si le texte de 1984 concerne uniquement de lait cru issu de bovins, la future réglementation lait cru s’appliquera également aux petits ruminants, dont l’espèce caprine. Il est donc important de constater qu’il n’y a pas d’allusion à la fièvre Q dans la future règlementation relative à la commercialisation de lait cru directement au consommateur pour l’espèce caprine.

PERSPECTIVES

Le dossier fièvre Q reste à suivre, même si les avis de l’EFSA et ANSES ont été positifs, notamment le suites du protocole de surveillance.

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