Le suivi de la tremblante caprine

Le dossier ‘tremblante caprine’ est suivi de près en permanence et depuis longtemps par la FNEC, en collaboration avec les autres organisations de la filière (ANICAP, FUS, FNGDS…).

Résultats de la surveillance de la tremblante : une maladie très rare chez la chèvre

Depuis le mois de février 2005, tous les caprins de plus de 18 mois qui arrivent à l’abattoir et à l’équarrissage sont soumis à un test de dépistage de la tremblante. Les résultats de cette surveillance confirment que la tremblante caprine est une maladie très rare sur le territoire français :

Tous les animaux pour lesquels un cas de tremblante est confirmé subissent des tests complémentaires, afin de s’assurer qu’il s’agit bien de tremblante, qui ne masque pas un cas d’ESB. Depuis le cas unique d’ESB chez une chèvre confirmé en 2005, aucun autre cas n’a été détecté, malgré le renforcement du dépistage, confirmant ainsi qu’il s’agit d’un phénomène exceptionnel.

Police sanitaire : le protocole dérogatoire à l’abattage total entre dans sa 3ème année

Depuis le 9 juillet 2004, un éleveur caprin dont le troupeau est touché par la tremblante a le choix entre :

l’abattage total de son troupeau, avec une indemnisation régie par les arrêtés du 30 mars 2001, du 8 août 2002 et du 30 janvier 2003,

– ou un protocole expérimental de terrain, venant en dérogation à l’abattage total. Ce protocole doit permettre d’améliorer nos connaissances en matière de tremblante caprine, mais aussi de valider les tests sur animaux vivants (tests sur amygdales) :

A ce jour, 6 troupeaux sont suivis dans le cadre du protocole dérogatoire à l’abattage total, dont un depuis 2006.

Une indemnisation toujours insuffisante

Les indemnisations en cas d’abattage total de caprins sont régies par les arrêtés du 30 mars 2001, du 8 août 2002 et du 30 janvier 2003. Grâce à un important travail de la FNEC lors de la rédaction de ces arrêtés, les plafonds fixés pour l’indemnisation ont été considérablement augmentés par rapport aux propositions initiales de l’administration.

De plus, la FNEC tient à disposition des adhérents qui le demandent un « dossier de calcul à l’usage des experts pour l’estimation des pertes induites par l’abattage total et du coût de reconstitution du troupeau pour arriver à la situation antérieure ». Ce dossier permet d’aider les experts à évaluer la perte économique réelle, sans tenir compte des plafonds administratifs.

Depuis 2003, la FNEC a attiré à plusieurs reprises l’attention des pouvoirs publics sur le fait que cette indemnisation est insuffisante. En effet, les niveaux actuels d’indemnisation ne correspondent pas à la réalité des pertes subies par les élevages, notamment :
– dans le cas de troupeaux à haute valeur génétique, où les animaux ont une valeur à l’achat bien supérieure aux plafonds d’indemnisation,
– dans les cas des producteurs fermiers, qui subissent aussi des pertes liées à la cessation de leur activité fromagère fermière (perte de clientèle, …).

D’autre part, pour les éleveurs concernés par un cas de tremblante, et qui on décidé de rentrer dans le protocole expérimental dérogatoire, aucun dédommagement n’est envisagé pour l’instant. Or, ces producteurs sont soumis pendant 3 années à un programme contraignant, qui leur interdit par exemple de vendre des reproducteurs, ce qui peut représenter un manque à gagner important.

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