Communiqué de presse : La FNEC attend un signal fort de l’aval de la filière pour le prix du lait de chèvre

Avant que le salon international de la filière caprine, Capr’Inov, n’ouvre ses portes, la FNEC rappelle que le prix du lait de chèvre payé aux éleveurs reste une problématique majeure pour l’ensemble de la filière.

Le mois de novembre est la période traditionnelle d’ouverture des négociations commerciales entre les entreprises laitières et la distribution. C’est une période cruciale qui définit en partie la valorisation du lait par l’intermédiaire des conditions générales de vente qui fixent la Matière Première Agricole (MPA). Cette dernière n’a pas connu de hausse ces dernières années et cela s’est répercuté sur le prix de base du lait de chèvre qui stagne depuis 2023.

Pourtant les éleveurs ont connu deux années difficiles. En 2023 alors que la production stagnait, le coût de production augmentait de 50 €/1000L, contraignant ainsi le revenu des éleveurs. L’année 2024, fût encore plus dure avec une baisse de collecte importante de plus de 14 millions de litres. On pourrait penser que la baisse des volumes stimulerait le prix. Il n’en fut rien, le prix de base annuel n’augmentant que d’un euro entre 2023 et 2024 ! La légère hausse du prix payé ne trouve son explication que dans le travail technique des éleveurs dont la qualité du lait s’est améliorée. En 2025, les coûts de production se maintiennent à un niveau élevé, ils ne diminuent pas ! Le prix du lait de chèvre ne permet toujours pas de rémunérer correctement le métier d’éleveur, cela doit changer rapidement ! Il en va de l’avenir de la filière et sa capacité à attirer des jeunes éleveurs.

On pourra nous dire que la collecte 2025 retrouve des couleurs en cette fin d’année, c’est oublier un premier semestre catastrophique avec une baisse de production que l’on n’avait pas connu depuis de nombreuses années. En 2025, le nombre d’exploitations livrant du lait de chèvre continue de se dégrader, nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation.

Les opérateurs aval, transformateurs et distributeurs, ont l’occasion de prendre leurs responsabilités pour envoyer un signal fort aux éleveurs de chèvres et pérenniser notre belle filière, assurer l’approvisionnement en lait français, demandé par les consommateurs, pour nos fromages de chèvre. A l’issue de ces négociations commerciales nous n’attendons rien d’autre qu’une augmentation du prix du lait !

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