Communiqué de presse : Pour maintenir la souveraineté alimentaire en lait de chèvre, nous avons besoin de prix rémunérateurs !
Alors que le ministère de l’Agriculture a lancé les conférences de la souveraineté en fin d’année dernière, la FNEC est vigilante à ce que les négociations commerciales en cours contribuent au maintien des approvisionnements en lait de chèvre français. En effet, alors que le nombre d’éleveurs diminue ces dernières années, les coûts à l’installation, eux, augmentent. Ces cinq dernières années, les éleveurs font face à une hausse de 500€ de coût à l’installation ou rénovations par place de chèvre en bâtiment.
Il est donc urgent de prendre ce problème à bras le corps si l’on ne souhaite pas accélérer la baisse du nombre d’éleveurs de chèvre. Tout projet d’installation ou de modernisation des élevages existants, ne peuvent se faire qu’avec une vision sur l’avenir et un revenu à la hauteur du travail que nécessite le métier d’éleveur. Aujourd’hui les coûts de production sont stabilisés à un niveau très élevé (+25% par rapport à 2020). La baisse de collecte de 2023 et 2024 a entrainé une baisse du revenu des éleveurs, nous devons aujourd’hui rattraper le coût de l’inflation qui touche durement les élevages de chèvres. Une revalorisation significative du prix du lait de 50€/1000L cette année, après deux années de stagnation, est primordiale pour continuer à installer des éleveurs et remplacer les départs à la retraite.
Transformateurs et distributeurs doivent aujourd’hui répondre aux obligations de la loi Egalim pour tenir compte des coûts de production des éleveurs et permettre la modernisation des élevages, ainsi que l’installation des nouveaux éleveurs, s’ils veulent continuer à produire et vendre des fromages au lait de chèvre français.
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