La tremblante caprine
La tremblante caprine
ENJEUX
La tremblante caprine est une maladie animale très rare en France, dont la police sanitaire appliquée dans les élevages atteints (afin d’éviter la contagion entre animaux, et par mesure de précaution) est assez
contraignante. La FNEC travaille sans cesse sur les aspects techniques, sanitaires et financiers (indemnisations) pour faire en sorte que les éleveurs concernés subissent le moins de préjudice possible.
ACTIONS DE LA FNEC EN 2010
Le suivi de la surveillance
Depuis février 2008, suite à un avis de l’AFSSA, la pression de surveillance à l’abattage est aujourd’hui plus modérée (9,1 % de caprins de plus de 18 mois testés) mais tout aussi forte à l’équarrissage (100% des caprins de plus de 18 mois). La FNEC a poursuivi, en lien avec la DGAL, son travail de suivi des cas de tremblante. Les résultats de cette surveillance confirment que la tremblante caprine est une maladie très rare sur le territoire français :
Voir tableau sur la fiche en pièce jointe
Evolution de la police sanitaire
L’arrêté concernant les nouvelles mesures de police sanitaire (mesures sur le lait) avait été publié le 2 juillet 2009. Le principal changement a été l’interdiction de mise à la consommation humaine du lait et des
produits laitiers provenant des caprins de l’exploitation dès la phase de suspicion. Ce lait ne doit pas non plus être destiné à l’alimentation des espèces de rente, excepté à l’alimentation des animaux du troupeau.
Par ailleurs, le lait du caprin suspect doit être détruit.
Deux arrêtés parus en 2010 ont apporté des modifications à cette police sanitaire :
1. L’APDI est levé par le préfet après une période de deux ans (au lieu de trois) suivant la détection du dernier cas de tremblante atypique dans l’exploitation.
2. Les chevreaux âgés de moins de 3 mois peuvent être exemptés de marquage et d’euthanasie, et expédiés sous couvert d’un laissez-passer émis par le DDPP.
3. Pour les élevages atteints de tremblante atypique, l’abattage en dehors de l’abattoir (en vue de l’autoconsommation) est autorisé mais uniquement pour les animaux de moins de 18 mois.
4. Le lait ou les produits contenant du lait écartés de la consommation pendant la phase de suspicion peuvent être conservés sur l’exploitation dans l’attente du résultat de l’examen de confirmation. Si le résultat de l’examen de confirmation est négatif, le producteur peut reprendre la commercialisation de ces produits.
La FNEC a rédigé et largement diffusé deux notes reprenant tous les éléments de ces 2 arrêtés modifiant la police sanitaire. Elles sont disponibles sur le site de la FNEC.
Pour rappel, la mise en place de la nouvelle police sanitaire avait permis à la FNEC d’obtenir la revalorisation des plafonds d’indemnisation pouvant aller jusqu’à 2500 €/chèvre pour un producteur fermier.
PERSPECTIVES
Le dossier tremblante est suivi de très près par la FNEC en 2011, et les efforts seront poursuivis afin d’obtenir le retour du protocole dérogatoire.
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