Le séminaire de l’ANICAP :« Quel avenir pour la filière caprine française ? »

L’organisation d’un séminaire afin de rassembler les dirigeants et les représentants de la filière caprine

Près d’une cinquantaine de représentants de l’ensemble de la filière caprine se sont réunis le 12 décembre 2007 à la Maison du Lait, à Paris, pour un séminaire sur le thème « quel avenir pour la filière caprine française ? ». Cette journée de réflexion était organisée sous forme de présentations et de tables rondes sur les thèmes suivants :

  • Trajectoire des exploitations caprines – projections 2012
  • Rémunération du travail en élevage caprin laitier : variabilité, facteurs explicatifs et perspectives – Résultats d’étude 2007
  • Maîtriser le développement des ateliers caprins pour réussir en production caprine

Ce séminaire était la conclusion d’une analyse prospective menée depuis plusieurs mois par l’ANICAP, dans le cadre d’un groupe de travail spécifique. Le séminaire du 12 décembre avait également été préparé avec le bureau de l’ANICAP et les représentants des plus grandes entreprises caprines, qui s’étaient rencontrés à La Rochelle le 21 novembre.
Cela faisait des années que le projet de ce type de séminaire existait, et c’est la première fois que la filière parvient à l’organiser. Le résultat est d’ailleurs très positif : des présentations bien choisies ont permis d’apporter des informations qui ont intéressé et interpelé les transformateurs. L’importance du revenu et de la qualité de vie des éleveurs a été reconnue par tous.

Un diagnostic partagé

Premier constat : le marché des produits au lait de chèvre est dynamique : la consommation française est en légère hausse, en volume comme en valeur, les utilisations agro-alimentaires se maintiennent, et l’export progresse fortement.

Cependant, pour la troisième année consécutive, la collecte française ne connait qu’une hausse très limitée, bien insuffisante pour répondre aux besoins des transformateurs, qui ont du avoir recours à des importations importantes, afin d’assurer leur production. Ceci représente un risque réel de déstabilisation des marchés.

Des actions interprofessionnelles à mettre en œuvre dès 2008

C’est pourquoi les représentants de la filière souhaitent aujourd’hui consolider la production française de lait de chèvre. Pour cela, plusieurs axes de travail ont été définis :

restaurer la confiance des producteurs en l’avenir de la filière : les entreprises de transformation, qu’elles soient privées ou coopératives, croient en l’avenir de cette filière. En 2008, pour faire face à la situation exceptionnelle de la hausse du prix des céréales, elles ont accompagné les éleveurs avec des hausses sans précédent de l’ordre de 8 à 12% du prix du lait de chèvre. C’est en poursuivant cette politique de dialogue, et de juste prix pour tous, que les éleveurs retrouveront leur confiance en l’avenir.

améliorer le revenu et les conditions de travail des éleveurs : cela passe bien sûr par un prix du lait rémunérateur, mais aussi par l’amélioration de l’accompagnement technique des éleveurs, afin de réduire les écarts technico-économiques parfois importants. Il faut donner à chaque éleveur les outils et les conseils qui lui permettront d’optimiser son élevage, en fonction de ses projets personnels, et sans favoriser un modèle. Faire de chaque élevage une exploitation viable économiquement, vivable en termes de temps de travail, et transmissible doit permettre d’assurer la pérennité de la filière.

L’interprofession caprine nationale a pris acte de ces orientations, et se chargera de les retranscrire dans un programme d’action dès 2008, afin d’accompagner la filière caprine française dans un développement harmonieux, profitable à l’ensemble des acteurs économiques de la filière.

Partagez cet article

Nos derniers tweets

[custom-twitter-feeds feed=1]