Suivi de la conjoncture et du prix du lait de chèvre

ENJEUX

Le bilan de l’année 2012 fait apparaître une baisse de la collecte nationale de 8.4 % par rapport à l’année 2011, soit 44 millions de litres de lait en moins. Les coûts de production atteignent des niveaux record, l’effet ciseau avec le prix du lait de chèvre s’accentue.

ACTIONS DE LA FNEC EN 2012

Une forte mobilisation pendant le Salon de l’Agriculture

Suite à la mobilisation historique des éleveurs caprins le 13 décembre 2011 à Surgères, la FNEC avait obtenu le maintien du prix du lait au GLAC au moins en janvier 2012 et la mise en place d’une médiation par l’Etat entre les éleveurs, le GLAC et le crédit agricole afin de trouver une solution et éviter la baisse du prix du lait. Fin février, le conseil d’administration du GLAC décidait tout de même la baisse du prix du lait de 30 € à partir du mois de février.

Immédiatement, la FNEC a réagi et des actions se sont mises en place : retrait des produits GLAC des vitrines de la chèvrerie au Salon de l’Agriculture, alerte des pouvoirs publics et des politiques présidentiables sur la situation, blocage du site du GLAC à Mareuil sur Lay pendant 24h par les éleveurs caprins et bovins.

La FNEC obtient un médiateur

Afin de débloquer la situation de conflit entre les éleveurs et la laiterie, le ministre a nommé, à la demande de la FNEC, un médiateur en la personne de M. Malpel. Cette médiation a abouti à la baisse des volumes accrue dans les laiteries au profit du maintien du prix du lait de chèvre.

La hausse sans précédent des coûts de production accentue la baisse de collecte

Dès le printemps, la FNEC alertait sur la hausse fulgurante des coûts de production, notamment des aliments achetés, hausse encore plus importante que celle que les producteurs avaient connue en 2007-2008. Dès le mois de juillet 2012, la FNEC rencontrait le délégué général de la FCD pour alerter sur cette hausse des coûts et les nécessaires hausses tarifaires à venir afin que le prix du lait de chèvre puisse être revalorisé. Les contacts avec la FCD mais aussi avec les enseignes indépendantes se sont multipliés à l’automne.

Le soutien des pouvoirs publics aux éleveurs de chèvres

Les pouvoirs publics ont aussi été fortement sollicités sur ce sujet. Le ministre a ainsi annoncé le 16 novembre dernier lors de son déplacement en Poitou-Charentes un millions d’euros d’aides MSA aux éleveurs de chèvres en difficultés et des accords avec les organismes bancaires en faveur des caprins. Par ailleurs, la FNEC s’est battue également pour le maintien du soutien financier aux actions de promotion de fromages de chèvre, afin de redynamiser la consommation.

PERSPECTIVES

La hausse record des coûts de production a accentué la baisse de collecte, et augure d’une année 2013 morose. L’Ipampa lait de chèvre est toujours prévu à la hausse, les négociations entre les transformateurs et la grande distribution sont tendues. Le surcoût de production représente de 80 à 130 € / 1000 litres en moyenne pour les éleveurs. Il est indispensable pour la survie des éleveurs et le maintien d’une production en France, que le prix du lait soit revalorisé. La FNEC continue de demander une hausse significative du prix du lait, les 30 € annoncés en début d’année 2013 ne sont pas suffisants. La FNEC avec tout son réseau poursuit aussi les actions vis-à-vis des GMS afin d’obtenir, in fine, des hausses de prix du lait.

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