Vie interprofessionnelle : la FNEC au sein de l’ANICAP
La FNEC représente la voix des producteurs caprins français dans les discussions sur les dossiers interprofessionnels, en négociation avec le collège des transformateurs coopératifs et celui des transformateurs privés. Depuis Juillet 2004, dans le cadre d’une présidence « tournante » tous les 3 ans, c’est le président de la FNEC qui assure actuellement la présidence de l’ANICAP. A la demande des autres collèges, cette présidence a été prolongée d’un an, et se terminera en 2008.
Les échanges interprofessionnels
Une interprofession nationale est par définition un lieu d’échanges et de concertations entre les professionnels de la filière : producteurs, transformateurs privés, et coopératives.
Cette année, la conjoncture exceptionnelle (faiblesse de la collecte, hausse du cours des céréales) a mis le prix du lait de chèvre au centre des discussions interprofessionnelles (cf. page 9). Une réflexion de fond sur l’avenir de la filière caprine française, et notamment la pérennisation de la production de lait de chèvre sur le territoire, a également été engagée, dont le point d’orgue a été un séminaire qui a eu lieu en décembre 2007 (cf. page 36).
Le budget de l’ANICAP
Les ressources de l’ANICAP proviennent des cotisations interprofessionnelles sur le lait de chèvre, qui s’élèvent depuis le 1er janvier 2007 à 1,783/1.000 litres, dont 75 % sont versés par les producteurs et 25 % par les transformateurs, pour le lait collecté. Les producteurs fermiers, eux, paient 100 % de la cotisation.
– Environ 32 % de ces ressources sont consacrées au financement d’actions visant au développement de la filière. En 2007, les actions suivantes ont notamment été financées :
- Abonnement annuel au panel consommateurs TNS Secodip, afin de disposer de données nationales fiables concernant la l’évolution du marché des fromages de chèvre en France. Ces données sont utilisées dans les discussions entre les familles de l’interprofession, notamment en ce qui concerne le prix du lait.
- Soutien des travaux menés par la FNEC en matière de suivi de la réglementation et des questions sanitaires
- Cofinancement d’un programme national de recherche sur la fièvre Q (cf. page27)
- Accompagnement de la mise en place du Code mutuel de bonnes pratiques, et de son articulation avec le « Paquet Hygiène » (cf. pages 10 et 13)
- Financement de travaux d’intérêt général de l’ITLPC et du CRDC
- Amélioration génétique : participation au financement de Caprigène
* Etude réalisée par UBIFRANCE sur la filière caprine néerlandaise - Etude réalisée par l’Institut de l’Elevage sur la maîtrise de la saisonnalité
- Etude coordonnée par le Centre Fromager de Carmejane sur l’étiquetage de la matière grasse (cf. page23)
- Etude réalisée par l’ITPLC sur la variabilité des profils d’acides gras
- Etude co-pilotée par la FNEC et l’APCA, réalisée par l’Institut de l’Elevage sur l’identification électronique en filière caprine (cf. page 18)
– Environ 31% des ressources sont consacrés à la promotion collective des fromages de chèvre, en France et au Royaume-Uni, afin de favoriser une augmentation des ventes (aucune action de promotion n’a été réalisée en Allemagne en 2007). D’autres actions de promotion sont également réalisées : la mise en place d’un pôle de vente-dégustation de fromages de chèvre au Salon de l’Agriculture, l’édition et la diffusion de brochures pédagogiques « salut les caprins », et le soutien financier au concours national des fromages fermiers de fromagora.
– Environ 21% des ressources sont reversées aux interprofessions caprines régionales (Brilac, Cilaisud caprin, Commission caprine du Criel Centre, Commission caprine du Criel Rhône-Alpes, Frecap). Cette proportion a été revalorisée en 2007, suite à l’augmentation du budget de l’ANICAP, afin de redynamiser les interprofessions régionales, qui sont les relais nécessaires pour la mise en place d’actions nationales, et qui doivent également entretenir une dynamique régionale, avec des problématiques spécifiques.
– Les frais de fonctionnement sont pour leur part limités au maximum, puisqu’ils représentent environ 16% du budget.
Il est à noter que de nombreuses actions menées par l’ANICAP bénéficient d’un co-financement des pouvoirs publics à travers l’Office de l’Elevage. Ces financements publics sont cependant en forte diminution, et sont menacés à moyen terme. La profession devra alors restreindre considérablement les programmes qu’elle pourra financer, ou trouver d’autres ressources pour le faire.
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